L'article en un clin d’œil
- Itinéraire – Voyage au Gansu: en quête d’horizons et de chevaux célestes
- Jour 1 – Dunhuang, aux portes du désert
- Jour 2 – Les grottes de Mogao, sanctuaire du temps
- Jour 3 – Col de Yangguan, la mémoire de la frontière
- Jour 4 – Parc de Yadan, les merveilles du désert
- Jour 5 – De Dunhuang à Jiayuguan, la forteresse du bout du monde
- Jour 6 – De Jiayuguan à Zhangye, couleurs du Gansu
- Jour 7 – Les grottes de Matisi, entre art et spiritualité
- Jour 8 – Pinshanghu – Shandanjun Machang – Lanzhou
- Jour 9 – Lanzhou, la culture du Fleuve Jaune
- Jour 10 – Xiahe, aux portes du Tibet
- Jour 11 – Le monastère tibétain de Labrang
- Fin de la première partie du voyage
- À savoir avant le départ – Conseils pratiques et recommandations
- Conclusion
En 2026, nous entrerons dans l’année du Cheval de feu 火马 — cet animal libre et fougueux, compagnon de routes et de légendes. C’est à lui, et à l’ouvrage Les chevaux célestes du sinologue Jacques Pimpaneau, que je dois l’envie de partir à la découverte du Gansu (juillet 2026). Cette province charnière, entre déserts et montagnes, relie l’Orient à l’Occident. Je poursuivrai ensuite vers le Xinjiang, le Kirghizistan et l’Ouzbekistan (projet été 2028).
Plutôt que de relater un voyage passé comme dans mes précédents articles, j’ai choisi cette fois de rêver un voyage à venir. Un itinéraire d’âme et de sable, de vent et de mémoire. Car le Gansu est l’un de ces lieux où la Chine surprend : celle des carrefours de cultures, des empreintes de caravanes, des dunes qui chantent sous le vent. C’est là que je souhaite emmener mes anciens élèves sinisants, mes collègues, mais aussi tous ceux qui gardent au fond du cœur le goût d’aventure et de beauté partagée.
Je rêve d’un voyage d’ouest en est, sur les traces de Marco Polo et des commerçants d’autrefois, ceux qui entraient dans l’Empire du Milieu par la légendaire Porte de Jade.
Ce voyage sera avant tout une traversée de symboles et de souvenirs. Le cheval — symbole d’échanges, messager entre les mondes — sera le fil rouge de cette aventure.
Et le ton de ce voyage : l’émerveillement et le sentiment d’immensité.
Nous parcourrons de longues distances, traversant successivement des déserts, des plateaux et des villes-oasis nées de la poussière et du temps.
Enfin, nous irons à la rencontre d’une Chine inattendue, celle où les civilisations se frôlent, et où les paysages se transforment au fil de la route : du blond cendré des dunes de Dunhuang, aux tons orangés et pourpres des collines arc-en-ciel de Zhangye, jusqu’ au vert profond des prairies tibétaines du Sud.

Découvrez aussi : Deux semaines dans le Nord du Yunnan sur les traces de la route du thé et des chevaux (Voyage réalisé en 2017 avec mes anciens élèves de l’Université Inter-âges de Poitiers)
Itinéraire – Voyage au Gansu: en quête d’horizons et de chevaux célestes
Jour 1 – Dunhuang, aux portes du désert
« Dans le monde, il n’existe que quatre systèmes culturels dotés d’une longue histoire, indépendants et d’une grande influence : la Chine, l’Inde, la Grèce et l’islam. Et il n’y a qu’un seul endroit où ces quatre systèmes se rencontrent — c’est Dunhuang. »
Jiang Lianfu
Arrivée à l’aéroport international de Dunhuang, puis transfert et installation à l’hôtel.
Dîner au marché de nuit de Shazhou (沙州夜市). Ici nous pourrons déguster plusieurs spécialités locales : steak de chameau, tourte au bœuf et à la ciboulette de Gobi, brochettes d’agneau au saule rouge, jus d’écorce d’abricot Li Guang.
Une première immersion dans l’ambiance unique de cette oasis du désert.
Hébergement :
- Esplanade International Youth Hostel ** (Petit budget)
- Dunhuang Yunjing Hotel ***
- Agula Designer Landscape Hotel ***
- The Silk Road Dunhuang Hotel ****
Jour 2 – Les grottes de Mogao, sanctuaire du temps

7h15 – Départ en taxi vers les grottes de Mogao (莫高窟), à 25 km de Dunhuang. Surnommé “le Louvre d’Orient” et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, cet ensemble de 492 grottes abrite 45000 m2 de fresques et 2500 statues peintes. Cela fait de Mogao un des plus précieux trésor de l’art bouddhique ainsi qu’un des témoignages les plus importants et mieux conservés de l’histoire de la Chine ancienne et de l’Asie centrale.
Déjeuner et sieste à l’hôtel.
16h – Visite libre du Musée de Dunhuang, pour approfondir l’histoire et admirer des reproductions des peintures murales des grottes de Mogao et des figurines de l’époque Tang.
18h30 – Dîner au Daji Dongkey Noodle House ou au Shunzhang Yellow Noodles, où nous pourrons déguster des nouilles jaunes à la viande d’âne. En soirée, promenade vers les dunes du sable chantant et le lac du croissant de lune, deux sites emblématiques de la ville.
Jour 3 – Col de Yangguan, la mémoire de la frontière

6h30 – Lever de soleil sur les dunes du sable chantant.
Dans l’après-midi, départ en voiture ou minibus privé vers le Col de Yangguan, ancien poste-frontière de la Route de la Soie. Ce lieu aurait inspiré les célèbres vers de Wang Wei « Plus d’anciens amis à l’ouest de Yangguan », symbole de l’adieu et du départ. Au musée des documents de voyage de la Route de la Soie, chacun pourra fabriquer un Passeport de voyage de style Tang. Depuis la tour de guet, nous pourrons admirer la ligne de partage entre le désert et l’oasis.
20h – Spectacle théâtral « Encore Dunhuang », une pièce immersive retraçant la légende des grottes et les destins de Zhang Qian et Chang Shuhong.

Le théâtre de Dunhuang, conçu sous la forme d’une goutte d’eau, se dévoile au visiteur tel un mirage scintillant au coeur du désert.
Jour 4 – Parc de Yadan, les merveilles du désert


8h – Une journée dans le désert. Départ en voiture privée pour le parc national géologique de Yadan (altitude 1100 m), surnommé la «Cité du diable », ou « la cité fantôme de Dunhuang » en raison des sons étranges produits par le vent soufflant entre les formations rocheuses (Yardang en langue ouighoure). Une étape impressionnante pour les amateurs de nature et de paysages grandioses. La nuit, le parc offre un ciel d’une clarté exceptionnelle, idéal pour l’observation des étoiles et la contemplation de la voie lactée.
Avant d’y accéder, nous traverserons la passe de Yumen (玉门关, passe de la Porte de Jade) ; autrefois intégrée à la Grande Muraille, elle marquait la limite occidentale de l’Empire chinois. Prévoir une collation.
16h-17h Retour à Dunhuang
Apéritif dinatoire sur la superbe terrasse panoramique du Silk Road Dunhuang Hotel, d’où nous pourrons admirer le coucher de soleil sur les dunes.
Jour 5 – De Dunhuang à Jiayuguan, la forteresse du bout du monde

8h – Départ en train grand vitesse vers Jiayuguan (2ème classe, sièges durs). À 6 km au nord de Jiayuguan, se trouve un des morceaux les plus spectaculaires de la Grande Muraille. Il faut grimper la pente, mais les efforts seront récompensés par une vue imprenable sur le désert avec les pics enneigés au loin.
En fin d’après-midi, visite de la forteresse de Jiayuguan, construite au XIV siècle et considérée comme la porte occidentale de l’Empire chinois. Depuis la tour de guet (17 m de haut), panorama exceptionnel sur le désert du Gobi qui s’étend à perte de vue. La forteresse abrite également le musée de la Grande Muraille, consacré aux techniques de construction de cette œuvre monumentale. Nuit à Jiayuguan.
Hébergement :
- James Joyce Coffee Hotel *** (Petit budget)
- Lavande Hotel Jiayuguan ***
- Grand Hyatt Shun Tian Fu ****
Jour 6 – De Jiayuguan à Zhangye, couleurs du Gansu

Matinée libre ou possibilité de visiter la Grande Muraille suspendue, si cela n’a pas été fait la veille.
Départ en train grand vitesse vers Zhangye, puis transfert en taxi jusqu’à l’hôtel, situé à la lisière du Parc National Danxia, perché à près de 2000 m d’altitude.
En fin d’après-midi, exploration du parc Qicai Danxia (七彩丹霞), célèbre pour ses collines arc-en-ciel, aux couleurs fascinantes. C’est ici qu’ont été tournées certaines scènes du film Mulan (Disney, 2020).
En option : survol en hélicoptère (15 minutes) ou en deltaplane au coucher de soleil pour admirer les formations colorées depuis le ciel.
Hébergement :
Découvrez les superbes photographies de Fabio Nodari, photographe italien passionné par la Chine. Ses clichés de Dunhuang, Jiayuguan et Zhangye révèlent toute la beauté du Gansu. Une invitation visuelle au voyage…
Jour 7 – Les grottes de Matisi, entre art et spiritualité


6h (Option) – Lever de soleil à Binggou Danxia, à 18 km de Qicai Danxia.
8h30 – Départ en mini-bus vers les grottes de Matisi (马蹄寺石窟), le Monastère du Sabot de Cheval, creusé dans une falaise au pied des montagnes Qilian, à 65 km au sud de Zhangye. Ces grottes millénaires servaient à la fois de sanctuaires bouddhiques et d’abri pour les marchands de la Route de la Soie. Sur le chemin de retour, visite du Temple du Grand Bouddha (大佛寺), abritant un bouddha couché monumental. Dîner dans le centre-ville de Zhang Ye à base de nouilles biangbiang, spécialité locale.
Jour 8 – Pinshanghu – Shandanjun Machang – Lanzhou
Option 1 – Départ en car privé vers le Grand Canyon de Pingshan hu (平山湖)
Option 2 – Journée à Shandanjun Machang (山丹军马场). Situé au centre du corridor du Hexi, c’est le plus ancien et le plus grand haras impérial du monde.
Option 3 – Départ en train rapide vers Lanzhou le matin (environ 4 heures de trajet)
Hébergement :
- Lanzhou Waiting for the Wind International Youth Hostel (Petit budget)
- Hyatt Regency Lanzhou ***** (Hôtel avec piscine)
- Hilton Lanzhou City Center ***** (Hôtel avec piscine)
Jour 9 – Lanzhou, la culture du Fleuve Jaune
Option 1 – Journée libre à l’hôtel avant le départ vers les plateaux tibétains
Option 2 – Visite du musée provincial du Gansu, où nous pourrons admirer le trésor national des Han postérieurs (25-220) : la sculpture en bronze du Cheval volant du Gansu, symbole des échanges entre Orient et Occident. Le cheval volant 天马, qui représente un spécimen de cheval de Ferghana, est considéré comme messager et symbole des échanges culturels entre l’Orient et l’Occident. Promenade le long du Fleuve Jaune et traversée du Pont des Cent Ans.
Dîner typique à base de nouilles au bœuf, spécialité emblématique de la ville.

Jour 10 – Xiahe, aux portes du Tibet
Départ en bus local ou mini-van privé vers le bourg de Xiahe (夏河), situé à 2960 m d’altitude dans le district autonome tibétain de Gannan. Non loin de Xiahe, les prairies de Sangke offrent un panorama apaisant. En été, elles se parent de fleurs sauvages multicolores et accueillent des campements de nomades tibétains.
Hébergement :
Jour 11 – Le monastère tibétain de Labrang
Visite du monastère de Labrang, fondé en 1709, l’une des plus importantes lamaseries de Chine et le plus grand monastère tibétain hors du Tibet. Visite guidée en anglais menée par un moine. Le monastère comprend six collèges d’étude de différentes sciences (ésotérisme, astronomie, médecine, sanskrit, doctrine, géométrie), une petite imprimerie, les résidences du Bouddha vivant et des lamas, ainsi qu’un stupa doré, contenant les cendres du fondateur.
Nous pourrons également parcourir le plus long couloir de prière au monde, formé de plus de 3 000 moulins à prières.
A lire avant de partir : https://voyagista.fr/monastere-de-labrang-xiahe-tibet-chine-gansu/
Fin de la première partie du voyage
C’est ici, à Xiahe, que s’achève la première étape de notre voyage au Gansu.
Depuis Labrang, les participants pourront :
- retourner à Lanzhou pour s’envoler vers la France,
- ou poursuivre leur route vers Xi’an, terminus historique de la Route de la Soie,
- voire prolonger jusqu’à Pékin ou Shanghai pour découvrir une autre facette de la Chine contemporaine.
Pour ceux qui souhaitent continuer l’aventure avec moi, une deuxième boucle s’offre à nous, à travers les montagnes du Gannan, plus reculées et préservées.
C’est là que commence une autre Chine : celle des villages tibétains perchés, des pâturages sans fin, et du silence des hautes vallées. Cap au sud du Gansu, vers Langmusi puis Zhagana.
Jours 12, 13 et 14 – Langmusi, un pied au Gansu, un pied au Sichuan

Située à la frontière entre le Sichuan et le Gansu, Langmusi (郎木寺) est surnommée la « petite Suisse d’Orient ». Langmusi (en tibétain Taktsang Lhamo, “la grotte du tigre et la fée”) est un petit village de montagne perché à plus de 3 300 mètres d’altitude. Niché dans une vallée entourée de forêts alpines et de sommets enneigés, le bourg est traversé par le fleuve du Dragon blanc (白龙河) ; il s’agit en réalité d’un mince ruisseau qui sépare littéralement les deux provinces : la rive nord appartient au comté de Luqu (préfecture autonome tibétaine de Gannan, Gansu), la rive sud à Zoigê (préfecture autonome tibétaine et qiang d’Aba, Sichuan).
Malgré sa taille modeste — 3 500 à 4 500 habitants, dont plus d’un millier de moines —, Langmusi est devenue une destination prisée des voyageurs en quête d’authenticité, de randonnées à cheval et de rencontres avec les nomades de l’Amdo, présents dans les vallées alentour. À une quinzaine de kilomètres s’étend l’immense prairie de Zoigê, la plus vaste zone marécageuse du plateau tibétain.
Langmusi abrite deux grands monastères, situés chacun sur une rive différente du Bailong :
- Kirti Gompa, sur le versant du Sichuan, est le plus ancien. Fondé vers 1472, il rassemble environ 750 moines et appartient à la lignée Guélougpa (école des “Bonnets jaunes”). Derrière le monastère s’étend la gorge de Namo, parsemée d’anciennes grottes de méditation — les fameuses “grottes du tigre” qui ont donné leur nom au lieu.
- Sertri Gompa, sur la rive du Gansu, fut fondé en 1748. Il regroupe environ 350 moines et abrite plusieurs collèges spécialisés : débat, tantra, médecine tibétaine, impression de sutras…
Au-dessus du monastère de Sertri, on peut rejoindre un site de funérailles célestes, accessible aux visiteurs — rareté dans la région.
L’art du débat chez les moines tibétains
L’un des aspects les plus fascinants de la vie monastique au Tibet est sans doute l’art du débat philosophique, pratique essentielle de la formation bouddhiste. Dans la grande cour du monastère — appelée Bianjing Lin, littéralement « la forêt du débat » —, les moines ne cherchent pas la méditation silencieuse, mais l’éveil de l’esprit par l’échange d’idées. C’est un espace vibrant, presque théâtral, où la pensée prend corps dans le mouvement.
Chaque jour, jeunes novices et érudits chevronnés s’y rassemblent pour confronter leurs points de vue sur les grands principes du bouddhisme. Les débats sont rythmés par le claquement des mains, geste à la fois symbolique et sonore : il marque la fin d’un argument ou le défi lancé à un adversaire. Les postures et la vivacité des échanges traduisent toute la ferveur spirituelle et la rigueur intellectuelle qui animent ces joutes oratoires.
Si nous avons la chance d’assister à une séance de débat lors de notre séjour à Langmusi, ce sera sans aucun doute une expérience inoubliable : nous pourrons y percevoir la dimension vivante du bouddhisme tibétain, où la connaissance n’est pas seulement transmise, mais sans cesse mise à l’épreuve, affinée et réinventée à travers le dialogue.
Hébergement :
- Tibetan Barley Youth Hostel (petit budget)
- Mysterious Langmusi Hostel (petit budget)
Une magnifique galerie de photos qui capturent toute la poésie et la simplicité de ce lieu. : https://www.andreamarchegiani.it/travel-blog/china/langmusi-tibet-in-china-part-2/
Jours 15 et 16 – Zhagana

À une centaine de kilomètres plus à l’est, Zhagana (扎尕那), littéralement « la forteresse de pierre » en tibétain, se niche dans un amphithéâtre naturel entouré de falaises abruptes et de forêts profondes. Classé parmi les plus beaux villages de Chine, Zhagana est un havre de paix où le temps semble suspendu.
C’est un lieu idéal pour la randonnée : plusieurs sentiers mènent à des points de vue spectaculaires sur la vallée, notamment au lever du soleil, lorsque la lumière caresse les cimes enneigées et les montagnes sont enveloppées dans la brume.
Le lieu parfait pour clore le voyage sur une note d’immensité et de silence.
Lors d’un précédent séjour en Chine, au Yunnan, j’avais visité la maison de Joseph Rock, célèbre explorateur, botaniste, journaliste et photographe du National Geographic.
Son esprit d’aventure et son regard émerveillé sur les peuples et paysages de l’Ouest chinois m’accompagnent encore — et c’est un peu dans cette même démarche que je rêve de prolonger la route jusqu’à ces contrées éloignées du Gansu.
Hébergement :
À savoir avant le départ – Conseils pratiques et recommandations
Avant d’entreprendre ce voyage sur la Route de la Soie et le plateau tibétain, quelques points importants méritent d’être soulignés.
La cuisine du Gansu, un pont de saveurs entre l’Orient et l’Occident
La gastronomie du Gansu reflète l’âme métissée de la Route de la Soie : un carrefour où se rencontrent traditions chinoises et influences d’Asie centrale. Ici, le bœuf (牛肉) et l’agneau (羊肉) occupent une place centrale, préparés rôtis, mijotés ou cuits à la vapeur. Les nouilles (面), sous toutes leurs formes, constituent un autre pilier de cette cuisine, où dominent les saveurs salées relevées d’une touche épicée.
Parmi les spécialités incontournables, on trouve les :
- Lánzhōu niúròu lāmiàn (兰州牛肉拉面), célèbres nouilles tirées à la main servies dans un bouillon clair de bœuf au parfum délicat ;
- Shŏuzhuā yángròu (手抓羊肉), morceaux d’agneau bouillis que l’on déguste avec les doigts et qui évoquent les coutumes nomades des steppes d’Asie centrale ;
- Niàngpí (酿皮), des tagliolini froids assaisonnés d’une sauce au sésame, à l’ail et au piment, parfaits pour les jours d’été ;
- Jiàngshuǐ miàn (浆水面), nouilles servies dans un bouillon légèrement fermenté à base de légumes ; elles offrent une saveur acidulée et rafraîchissante, tout en étant riches en probiotiques naturels.
- Sūyóuchá (酥油茶) Le thé au beurre de yak se prépare en ajoutant du beurre de yak dans du thé noir fortémenet infusé. On y ajoute ensuite du lait et du sel. Il s’accompagne souvent des “tsampas”, une recette tibétaine à base d’orge, d’eau ou de thé, de beurre, de sucre ou de sel.
Gestion des foules : 人山人海 (rénshān rénhăi)
Bien que le Gansu ne soit pas encore une destination très fréquentée par les voyageurs étrangers, la région attire de plus en plus de touristes chinois, notamment en été.
Il faut donc s’attendre à visiter certains sites très fréquentés, en particulier à Dunhuang, Jiayuguan et Zhangye Danxia. Plusieurs sites (Grottes de Mogao) et activités (spectacle à Dunhuang) devront être réservés à l’avance. Comme souvent en Chine, la gestion des foules (人山人海 rénshān rénhăi, littéralement “montagne et mer de gens”) fait partie intégrante de l’expérience : un mélange d’énergie, de curiosité et parfois… de patience.
Climat et équipement
Au cours de ce voyage, nous traverserons une grande variété de paysages — du désert du Gobi aux hauts plateaux tibétains.
Les contrastes de température peuvent être importants : chaleur sèche à Dunhuang, fraîcheur en altitude dans le Gannan.
Il est donc essentiel de prévoir :
- de bonnes chaussures de randonnée,
- une veste coupe-vent et des vêtements chauds pour le soir,
- une casquette, des lunettes de soleil, une gourde ou thermos
- de la crème solaire SPF 50 , du baume à lèvres SPF 30, et un spray antimoustiques, notamment pour le Gannan.
Dans le désert, les températures peuvent être très élevées : il faudra s’hydrater régulièrement et se protéger du soleil.
Forme physique et rhytme du voyage
Cet itinéraire est un road trip dense et varié, mêlant trajets en train et cars, visites et balades. Il est recommandé d’être en bonne forme physique. Nous pourrons aménager une ou plusieurs journées de repos si nécessaire.
Pour ceux qui souhaitent prolonger jusqu’au Gannan, l’adaptation à l’altitude se fera progressivement, avec au moins :
- 2, voire 3 nuits à Xiahe,
- 3 nuits à Langmusi,
- 2 nuits à Diebu ou Zhagana.
Cette progression douce limite les risques de mal des montagnes. Il est aussi possible d’acheter sur place de petites bouteilles d’oxygène.
Conclusion
J’espère que cet article vous aura fait rêver d’ailleurs, et peut-être même donné envie de suivre la route du Gansu, entre déserts, montagnes et légendes.
Et si vous ne connaissez pas encore le chinois, mais que vous souhaitez vous plonger dans l’univers fascinant des caractères avant de partir, je vous invite à découvrir mes articles consacrés à l’écriture chinoise — une belle façon de commencer le voyage avant le voyage.






